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Quels allergènes dans les glaces ?
Le guide pour bien choisir sa boule

Devant une vitrine de dix-huit parfums, la plupart des gens se demandent lequel choisir. D’autres se posent une question plus délicate : lequel est sans risque ? Un enfant allergique à l’arachide, une intolérance au lactose, une sensibilité au gluten, et le moment gourmand devient une petite enquête. Lait, œufs, fruits à coque, gluten : ce guide vous apprend à lire une glace, du parfum jusqu’au cornet, et vous donne les bonnes questions à poser au comptoir.

Cornet de glace double boule pistache et vanille : deux parfums, deux profils d'allergènes différents
Une pistache, une vanille : deux boules qui ne contiennent pas les mêmes allergènes

En bref

Les allergènes les plus fréquents dans les glaces sont le lait, les œufs, les fruits à coque (pistache, noisette, amande), l’arachide, le gluten et le soja. Une crème glacée contient presque toujours du lait, alors qu’un sorbet de fruits n’en contient généralement pas, sans que ce soit une règle absolue. Le support compte autant que la boule : cornets, gaufres et crêpes contiennent en général du gluten, et souvent des œufs et du lait. Comme une vitrine artisanale expose aussi au risque de traces, demandez toujours la composition au comptoir, où l’information sur les 14 allergènes réglementaires doit être disponible. En cas d’allergie sévère, l’avis d’un allergologue reste la référence.

Le cadre

Les 14 allergènes réglementaires : lesquels concernent vraiment les glaces ?

Le règlement INCO, y compris au comptoir

Depuis le règlement européen dit « INCO » (n° 1169/2011), quatorze substances ou familles d’ingrédients doivent être signalées au consommateur. Ce n’est pas réservé aux produits emballés du supermarché : une glace servie à la boule, une crêpe ou une gaufre préparées devant vous sont des denrées non préemballées, et l’information sur les allergènes qu’elles contiennent doit être accessible sur le lieu de vente. En France, elle doit pouvoir être consultée par écrit.

Autrement dit, demander « qu’y a-t-il dans ce parfum ? » n’a rien d’une exigence de client difficile : c’est une question prévue par la loi. Elle mérite une réponse précise. Les tarifs, eux, restent affichés en boutique, et le détail des allergènes se consulte au même endroit, au moment de commander.

Les « suspects habituels » d’un glacier

Sur les quatorze, la plupart ne croisent presque jamais une vitrine de glaces : crustacés, poissons, mollusques, céleri, moutarde ou lupin y sont rarissimes. Sept familles reviennent en revanche sans cesse. Le lait d’abord, base de toute crème glacée. Les œufs, dont les jaunes lient les crèmes les plus riches. Les fruits à coque (pistache, noisette, amande) et l’arachide, au cœur de nombreux parfums gourmands. Le gluten, apporté par les biscuits et les supports. Le soja, qui se glisse souvent sous forme de lécithine dans le chocolat. Enfin, les sulfites, présents dans certains fruits secs utilisés en inclusions.

Gardez cette courte liste en tête : elle couvre l’essentiel de ce qui peut vous concerner devant les 18 parfums de notre vitrine.

Les 14 allergènes INCO

  1. 01Céréales contenant du gluten
  2. 02Crustacés
  3. 03Œufs
  4. 04Poissons
  5. 05Arachides
  6. 06Soja
  7. 07Lait
  8. 08Fruits à coque
  9. 09Céleri
  10. 10Moutarde
  11. 11Graines de sésame
  12. 12Anhydride sulfureux et sulfites
  13. 13Lupin
  14. 14Mollusques

Les plus fréquents en glacerie

LaitŒufsFruits à coqueArachidesGlutenSojaSulfites
Mangue, citron et gousse de vanille : les fruits d'un sorbet et l'arôme d'une crème glacée

Première distinction

Glace ou sorbet : la première question à se poser

Une crème glacée contient presque toujours du lait

Une crème glacée tient son onctuosité de sa base lactée : lait, crème, parfois lait en poudre. Il est donc prudent de partir du principe qu’une glace « crème » contient du lait. Beaucoup de recettes ajoutent aussi des jaunes d’œufs, qui donnent cette texture ronde et nappante typique des crèmes à l’ancienne. Pour une personne allergique aux protéines de lait ou aux œufs, la famille des crèmes glacées demande donc une vérification systématique.

Le sorbet, en général sans lait, à vérifier quand même

Le sorbet repose sur l’eau, le fruit et le sucre. C’est pourquoi il est, en général, la piste la plus naturelle quand on évite le lait : le citron, la mangue ou la fraise sont des parfums classiquement travaillés en sorbet. Mais « en général » n’est pas « toujours » : certaines recettes sont mixtes, avec une touche de crème ou de lait pour arrondir, et un sorbet partage la vitrine avec des crèmes. Avant de choisir, faites confirmer la recette du jour. La page consacrée à nos sorbets présente la famille, le comptoir précise le détail.

Pour comprendre en détail ce qui sépare les deux recettes, notre article sur la différence entre une glace et un sorbet fait la démonstration complète.

Bac par bac

Parfum par parfum : où se cachent les allergènes

Pistache et noisette : des fruits à coque

C’est le cas le plus évident, et pourtant le plus souvent oublié : une glace à la pistache ou à la noisette contient des fruits à coque, l’un des allergènes alimentaires les plus sérieux. Une vraie pistache en pâte donne son goût et sa couleur à la boule, et c’est justement elle qui pose problème. Même logique pour tous les parfums dont le nom évoque l’arachide ou le beurre de cacahuète : l’intitulé met sur la piste, la composition donnée au comptoir confirme.

Chocolat : lait, soja possible, traces de fruits à coque

Une glace au chocolat cumule souvent plusieurs points d’attention. La base est lactée quand il s’agit d’une crème. Le chocolat lui-même contient fréquemment de la lécithine de soja. Enfin, il est couramment fabriqué dans des ateliers qui travaillent aussi les fruits à coque, d’où les mentions de traces sur de nombreux chocolats.

Vanille et café : la base lactée avant tout

La vanille et le café semblent les plus « simples ». En réalité, leur caractère vient presque entièrement de la crème qui les porte : le lait y est central, et les œufs fréquents dans les recettes de type crème anglaise. Simple ne veut pas dire sans allergène.

Cornet vanille et pistache avec éclat de lait : base lactée et fruit à coque dans un même cornet

Les pièges discrets

Inclusions, biscuits, éclats : et une vitrine qui tourne

Les parfums les plus gourmands sont aussi les plus complexes. Dès qu’une glace contient des morceaux (biscuit, spéculoos, pâte à tartiner, éclats de praliné, brisures de gâteau), elle additionne les allergènes de chacune de ses composantes. Un biscuit apporte presque toujours du gluten, et souvent du beurre et des œufs. Une pâte à tartiner ou un praliné ajoutent fréquemment des fruits à coque. Un parfum inspiré d’une pâtisserie (Paris-Brest, cookie, cheesecake) reprend en général les ingrédients de la pâtisserie d’origine. Plus la recette est riche, plus la question au comptoir est utile.

Les fruits secs méritent une mention à part : certains, comme les abricots secs ou les raisins, peuvent contenir des sulfites utilisés pour leur conservation. C’est un allergène méconnu, auquel pensent surtout les personnes asthmatiques sensibles.

Dernier point, et non des moindres : une vitrine artisanale vit avec les saisons. Les fruits d’été cèdent la place aux parfums plus enveloppants l’hiver, et une recette peut évoluer d’une fournée à l’autre. Ce qui était vrai lors de votre dernière visite ne l’est pas forcément aujourd’hui. Les parfums de saison sont la meilleure illustration de ce réflexe à prendre : redemander, à chaque visite, même pour un parfum que l’on croit connaître.

Sous la boule

Le support compte autant que la boule

On se concentre sur le parfum et on oublie ce qui le porte. Pourtant, pour une personne sensible au gluten, aux œufs ou au lait, le choix entre pot, cornet, gaufre ou crêpe peut peser plus lourd que celui de la boule. Le pot reste le support le plus neutre : il n’ajoute rien. Tout le reste se demande, comme on le ferait pour un parfum. Pour les formats, voyez aussi nos pages cornet de glace, glace à emporter et gaufres et crêpes.

Cornet deux boules vanille et pistache : le biscuit du cornet est un support à part entière

Le cornet

Un cornet classique est un biscuit : il repose en général sur de la farine de blé, donc du gluten, et peut contenir œufs, lait ou beurre selon la recette. Si le gluten pose problème, le pot est le réflexe le plus simple — à confirmer au comptoir.

Gaufre nappée de chocolat et garnie de framboises et myrtilles, support d'une boule de glace

La gaufre

Une pâte à gaufre classique associe farine, œufs, lait et beurre : quatre familles d'allergènes d'un coup, avant même la boule et le nappage. La gaufre se cuit à la minute, sa composition se demande comme celle d'un parfum.

Crêpe roulée nappée de chocolat, servie avec ou sans boule de glace

La crêpe

La pâte à crêpe classique repose elle aussi sur farine, œufs et lait. Les crêpes du kiosque sont faites minute, maison : pour leur composition exacte comme pour celle des garnitures, la réponse est au comptoir.

Les desserts composés

Coupes, nappages et trompe-l’œil

Une coupe glacée superpose les couches : boules, sauce, chantilly, toppings. Chacune peut apporter son allergène. Une sauce au chocolat peut contenir du lait et du soja, une chantilly est par définition une crème, un topping croquant peut contenir des fruits à coque, de l’arachide ou du gluten. La bonne méthode consiste à décomposer la coupe et à demander, élément par élément, ce qu’il contient. Cela prend une minute et évite les mauvaises surprises.

Les trompe-l’œil glacés relèvent de la même logique. Sous leur apparence de fruit ou de gousse se cache un véritable dessert à plusieurs composantes, avec un intérieur, un enrobage et des finitions. On ne devine pas leur composition à l’œil, c’est même tout le principe. Traitez-les comme une coupe : demandez ce qu’ils contiennent avant de choisir. Pour comprendre comment ils sont construits, lisez notre article sur la fabrication d’un trompe-l’œil en glace.

Cornet pistache et vanille avec éclaboussure de crème : deux bacs voisins, une même spatule possible

Le vrai sujet

Contamination croisée : ce que la recette ne dit pas

Spatules, bacs voisins, vitrine

Chez un glacier, les parfums sont servis à la spatule, côte à côte dans une même vitrine. Une spatule qui vient de passer dans un bac de pistache peut déposer une infime quantité de pâte dans le bac de citron d’à côté. Pour la plupart des clients, c’est sans conséquence. Pour une personne très allergique, quelques traces peuvent suffire à déclencher une réaction. Voilà pourquoi « sans fruits à coque dans la recette » ne veut pas dire « zéro trace » : la recette décrit ce qu’on a mis dans le bac, pas ce qui a pu s’y glisser au service.

Ce que vous pouvez demander

Signalez l’allergie avant de commander, pas au moment de payer. Vous pouvez ensuite poser des questions simples : est-il possible d’utiliser une spatule propre ? Le bac choisi a-t-il été entamé avec d’autres ustensiles ? Le cornet ou la gaufre sont-ils manipulés près des parfums aux fruits à coque ? Ce ne sont pas des garanties à exiger, ce sont des questions qui permettent de savoir ce qui est possible ce jour-là, et de décider en connaissance de cause. Si la réponse ne vous rassure pas, il est toujours légitime de renoncer.

À garder sur soi

Les bonnes questions à poser au comptoir

Sept questions courtes, à poser avant de commander. Elles couvrent le parfum, le support, les garnitures et le service. Vous n’aurez pas besoin de toutes, seulement de celles qui correspondent à votre situation.

  1. 01« Ce parfum contient-il du lait, de la crème ou des œufs ? »
  2. 02« Y a-t-il des fruits à coque ou de l'arachide dans la recette, même en petite quantité ? »
  3. 03« Ce sorbet est-il préparé uniquement à base d'eau et de fruits, ou contient-il un ingrédient laitier ? »
  4. 04« Le cornet (ou la pâte de la gaufre, de la crêpe) contient-il du gluten, des œufs, du lait ? »
  5. 05« La sauce, la chantilly ou le topping que je choisis contiennent-ils un allergène ? »
  6. 06« Existe-t-il un risque de traces, par la spatule ou les bacs voisins ? »
  7. 07« Est-il possible d'utiliser une spatule propre pour ma boule ? »

Les informations utiles avant votre venue sont aussi rassemblées sur la page allergènes des infos pratiques.

Gaufre au sucre glace et chocolat fondu : un goûter d'enfant dont le support se choisit en premier

Selon votre situation

Enfants, intolérance au lactose, allergie sévère : adapter son choix

Intolérance ou allergie : deux niveaux de précaution

Les deux mots sont souvent confondus, mais ils n’appellent pas la même vigilance. Une intolérance, comme l’intolérance au lactose, provoque surtout de l’inconfort digestif, souvent proportionnel à la quantité consommée. Beaucoup de personnes intolérantes connaissent leur seuil. Une allergie, elle, met en jeu le système immunitaire : une quantité minime peut suffire à provoquer une réaction, parfois grave. Dans le premier cas, choisir un sorbet plutôt qu’une crème peut suffire. Dans le second, la question des traces devient centrale. En cas d’allergie sévère, c’est votre allergologue qui fixe la conduite à tenir, pas un article de blog.

Avec un enfant : le support d’abord

Un enfant devant une vitrine colorée veut tout, tout de suite. Fixez le cadre avant d’arriver devant les bacs : expliquez-lui ce qu’il ne peut pas manger et pourquoi la question au comptoir fait partie du rituel. Commencez par le support (pot, cornet, gaufre), puis le parfum, puis les garnitures. Et quand l’enfant est assez grand, laissez-le poser la question lui-même : c’est une excellente façon d’apprendre à gérer son allergie en confiance.

Bon à savoir

Questions fréquentes

La glace contient-elle du gluten ?

La boule elle-même n'en contient généralement pas, sauf lorsque le parfum intègre des biscuits, des éclats de gâteau ou certains spéculoos. Le gluten se trouve surtout dans le support : cornet, gaufre ou crêpe. En cas de doute, demandez la composition du parfum et préférez le pot.

Un sorbet est-il toujours sans lait ?

En général, un sorbet repose sur l'eau, le fruit et le sucre, sans produit laitier. Mais certaines recettes mixtes en contiennent, et la contamination croisée reste possible en vitrine. Seule l'information disponible au comptoir permet de trancher pour un sorbet donné.

La pistache est-elle un fruit à coque ?

Oui. La réglementation européenne classe la pistache parmi les fruits à coque, au même titre que l'amande, la noisette ou la noix de cajou. L'arachide (la cacahuète), elle, forme un allergène distinct, qu'il faut signaler séparément.

Peut-on manger une glace avec une intolérance au lactose ?

Cela dépend de votre sensibilité : une crème glacée contient presque toujours du lait, alors qu'un sorbet de fruits n'en contient généralement pas. Demandez la composition au comptoir et, si vos symptômes sont importants, parlez-en à votre médecin pour connaître votre seuil de tolérance.

Où trouver la liste des allergènes chez un glacier ?

L'information sur les 14 allergènes réglementaires doit être accessible sur le lieu de vente, y compris pour les glaces servies au comptoir. Demandez-la simplement au moment de commander : c'est votre droit, et une question parfaitement normale.

Une glace « sans fruits à coque » peut-elle quand même en contenir des traces ?

Oui, c'est possible. Une recette sans fruits à coque peut être servie avec une spatule qui vient de passer dans un bac de pistache ou de noisette. Si l'allergie est sévère, signalez-la avant la commande et demandez quelles précautions sont possibles.

Pour conclure

Demander la composition, puis choisir

Bien choisir sa glace quand on vit avec une allergie ou une intolérance tient en trois réflexes. Distinguer la crème du sorbet. Penser au support autant qu’au parfum. Poser la question des traces dès que l’allergie est sérieuse. Le reste est une affaire de dialogue : un glacier qui travaille ses recettes sait ce qu’il met dans ses bacs.

Les 18 parfums de la vitrine sont travaillés sur place : demandez la composition au comptoir avant de choisir. Le kiosque se trouve au Centre Prado Shopping, au rez-de-chaussée, 41 boulevard Michelet, 13008 Marseille, à deux pas du métro ligne 2 Rond-Point du Prado. Il est ouvert de 9h30 à 20h, du lundi au samedi.

Pour préparer votre venue, consultez l’accès au kiosque et nos infos pratiques. Et pour apprendre à repérer une glace bien faite, lisez notre guide pour reconnaître une vraie glace artisanale.

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41 boulevard Michelet, 13008 Marseille · 9h30 – 20h, du lundi au samedi