Le cadre
Les 14 allergènes réglementaires : lesquels concernent vraiment les glaces ?
Le règlement INCO, y compris au comptoir
Depuis le règlement européen dit « INCO » (n° 1169/2011), quatorze substances ou familles d’ingrédients doivent être signalées au consommateur. Ce n’est pas réservé aux produits emballés du supermarché : une glace servie à la boule, une crêpe ou une gaufre préparées devant vous sont des denrées non préemballées, et l’information sur les allergènes qu’elles contiennent doit être accessible sur le lieu de vente. En France, elle doit pouvoir être consultée par écrit.
Autrement dit, demander « qu’y a-t-il dans ce parfum ? » n’a rien d’une exigence de client difficile : c’est une question prévue par la loi. Elle mérite une réponse précise. Les tarifs, eux, restent affichés en boutique, et le détail des allergènes se consulte au même endroit, au moment de commander.
Les « suspects habituels » d’un glacier
Sur les quatorze, la plupart ne croisent presque jamais une vitrine de glaces : crustacés, poissons, mollusques, céleri, moutarde ou lupin y sont rarissimes. Sept familles reviennent en revanche sans cesse. Le lait d’abord, base de toute crème glacée. Les œufs, dont les jaunes lient les crèmes les plus riches. Les fruits à coque (pistache, noisette, amande) et l’arachide, au cœur de nombreux parfums gourmands. Le gluten, apporté par les biscuits et les supports. Le soja, qui se glisse souvent sous forme de lécithine dans le chocolat. Enfin, les sulfites, présents dans certains fruits secs utilisés en inclusions.
Gardez cette courte liste en tête : elle couvre l’essentiel de ce qui peut vous concerner devant les 18 parfums de notre vitrine.